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Archive for the ‘Historique encyclopédique’ Category

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos de l’Encyclopédie de Diderot et de d’Alembert:

– Au départ, volonté de traduction de la Cyclopaedia or Universal Dictionnary of Arts and Sciences de Chambers (1728)

– Finalement, ils réalisent avec de nombreux collaborateurs (Rousseau, Montesquieu, Voltaire, etc.) l’Encyclopédie ou Dictionnaire universel des Arts et des Sciences (1750) en 28 volumes

– Objectifs de leur travail: proposer une nouvelle manière de penser et de faire penser qui cherche à lutter contre les préjugés et la tradition avec l’élaboration des sytèmes de renvois.

– Pourquoi leur oeuvre est-elle innovante? Car, elle marque l’avénement d’une conception laique de l’Encyclopédie.

Puis après?

– Fin XIXe siècle: Pierre Larouse publie le Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle. Répond à des objectifs pédagogiques et s’adresse à un public moins cultivé. Changement de visé par rapport aux siècles des lumières: il s’agit non plus de destiné l’Encyclopédie à des intellectuels éclairés mais auxplus grands nombres possibles (objectifs de démocratisation)

– XXe siècle: de nombreuses Encyclopédies sont publiées et témoignent d’un réel engouement des lecteurs: l’exemple le plus probant est celui de l’Encyclopaedia Universalis qui s’inspire de son homologue Anglais: Encyclopaedia Britannica

– Les années 1990: premières versions des Encyclopédies sur CD-ROM. Le lecteur devient acteur: il peut se créer des dossiers thématiques et devient l’éditeur de son Encyclopédie. Le lecteur pilote lui même ses recherches. Mais il s’agit toujours de transmission d’un savoir par les auteurs qui ont écrit les textes.

A l’ère du numérique:

– Aujourd’hui on peut se poser la question de la contribution sur les encyclopédies collaboratives ccomme Wikipédia. Les auteurs sont-ils vraiment fiables? Y-a t’il une réel expertise comme c’était le cas dans les versions encyclopédiques papiers et sur CD-ROM? N’y a t’il pas des enjeux commerciales là dessous?

Nupédia, par exemple, crée en 2000 par Jimmy Wales était un projet encyclopédique libre sur Interet. Elle se distinguait de Wikipédia par une politique stricte pour l’intégration des nouveaux articles, le comité scientifique visant à en faire une encyclopédie de qualité comparable aux encyclopédies professionnelles sur le marché. On la qualifiait souvent de plus sérieuse, mais la rareté des contributeurs lui a été fatale. Nupédia fut définitivement fermée en 2003. La contribution d’expert s’est avérée trop coûteux financièrement.

Perspectives:

– Vouloir créer une Encyclopédie ne suffit plus. Le temps des intelleectueks dévoués tout entier au savoir et pour n’importe quel prix est révolu. Aujourd’hui d’autres enjeux prennent le pas sur l’essence même du projet encyclopédique, à savoir: la transmission des connaissances.

 

 

 

 

 

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Grande Liste des Dieux de Sumer, IIe millénaire avant J-C, Musée du Louvre
Grande Liste des Dieux de Sumer, IIe millénaire avant J-C, Musée du Louvre

Le site consacré à l’exposition de la BNF intitulé : “Tous les savoirs du monde : Encyclopédies et biliothèques, de Sumer au 21ème siècle” qui s’est déroulé en 1996-1997 permet de mieux comprendre les fondements de l’Encyclopédisme depuis l’Antiquité.

Vous pouvez retrouver ce site à l’adresse suivante : http://classes.bnf.fr/dossitsm/index.htm

De Sumer au XXI ème siècle s’organise une longue histoire intellectuelle. Au fil des siècles, la démarche encyclopédique prend forme et s’élabore autour de 4 notions clées: rassembler, classer et donner accès.

Retraçons les périodes essentielles de l’histoire de l’Encyclopédisme :

– Ninive au 12ème siècle avant J.C. : Nous retrouvons cete volonté de « rassembler » : les premières bibliothèques et notamment la plus prestigieuse, Assurbanipal, regroupaient entre 25 000 et 30 000 tablettes. Tout ce qui était jugé « digne » était conservé. Ces tablettes d’argile, écrites en caractères cunéiformes témoignent d’une volonté de systématisation et d’organisation.

– Bagdad au 9ème siècle: le calife al-Ma’mûm va améliorer les traductions (les livres grecs sont traduits en arabe), les confronter et les utiliser pour produire des oeuvres nouvelles.

– Cordoue au 10ème siècle: le calife al Hakam II constitue yne bibliothèque de 400 000 volumes. Il acquiert des livres dans les pays où il implante des « libraires-corresponts ». Il installe à son service de nombreux libraires-copistes et relieurs et fait rédiger des livres dans des domaines divers. Une volonté comme l’Encyclopédie de regrouper tous les savoirs possibles.

– France au 12ème et 13ème siècle: l’enseignement médiéval place la foi au centre de toutes les connaissances et les arts libéraux sont rattachés à la théologie. Les arts libéraux sont classés en deux catégories: le Trivium (grammaire, rhétorique et didactique) et le Quatrivium (arithmétique, géométrie, musique et astronomie). Martianus Capella rédige son oeuvre: De Nuptiis Mercurii et philogioe sur la base de cette classification. Cet ouvrage fut la base de l’enseignement des écoles monastiques carolingiennes.

– Les apprentissages du Moyen-Age reposent essentiellement sur la mémoire par le biais de l’image (la liste, la mappemonde, le diagramme de l’arche de Noé) et de la parole (enseignement oralisé).

– La compilation encyclopédique commence véritablement avec Le Speculum Majus (1240-1260) du dominicain Vincent de Bauvais qui est une compilation de milliers de citations d’auteurs antiques, patristiques et médiévaux. Il répertorie et organise les connaissances nouvelles pour les mettre à la disposition des gouvernants. Il est conçu pour être utilisé facilement, divisé en 3 parties, chaque partie s’ouvre sur un sommaire.

– La renaissance: les humanistes quant à eux reviennent aux savoirs ancestraux: il redécouvre Aristote et Platon. La première occurence imprimée du mot « encyclopédie » revient à Rabelais avec Pantagruel en 1532.

– Au XVIIe siècle: les intellectuels refusent désormais de se tourner vers le passé. A l’instar de Francis Bacon où le savoir englobe désormais les sciences spéculative et le savoir-faire techniques. Pierre Bayle quant à lui à la fin du XVIIe siècle réalise le Dictionnaire historique et critique (1697) qui choisie l’ordre alphabétique, évite toute hiérarchie et privilégie la description des objets.

 

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