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Archive for the ‘Encyclopédies libres’ Category

 

 

Knol est une plate-forme d’échange d’informations sur Internet créée par Google.

Le concept central de cette plate-forme est « de mettre en lumière les auteurs. Selon Udi Manber, co-inventeur de Knol: « nous pensons que connaître l’identité des personnes  qui écrivent les articles aiderait significativement les utilisateurs à mieux se servir du contenu du Web. » Le but est que Knol couvre « tous les sujets, allant des concepts scientifiques à l’information médicale, de la géographie à l’histoire, les loisirs, les modes d’emploi ou les produits »

Knol est un mot-valise issu de Knowledge (connaissance) et mol (abréviation de mole, unité de mesure du nombre d’entités). Un Knol est donc une petite quantité de connaissance (« a unit of knowledge »), soit un article qu’on souhaite faire partager à d’autres utilisateurs.

Ce qui est intéressant dans ce concept, c’est que les internautes peuvent, à la suite de chaque article, poster des commentaires. Un système qui permet véritablement le partage des connaissances. Mais on peut se demander si cela n’engendre pas des dérives. Si chacun poste des commentaires, l’article risque d’être saturé et du coup les internautes peuvent être perdus dans ce dédale d’informations, comment repère-t-on le vrai du faux?

Tout internaute peut écrire un article sur un sujet de son choix. Les mêmes sujets peuvent être traités par plusieurs internautes. Les lecteurs ont la possibilité de voter pour la version de l’article de leur choix, ce qui élèvera sa position dans le classement (position sur la plateforme regroupant les articles et également dans le moteur de recherche Google). Mais encore une fois, cette démarche pose un certain nombre de questionnements : les articles choisis par les internautes ne sont pas forcément les articles les mieux fournis scientifiquement. Le vote dépend de l’appréhension de chaque lecteur. Par conséquent, on en revient à la même question, la source est-elle véridique?

Mais l’effet le plus pervers reste surtout la possibilité pour les internautes rédigeant des articles, d’intégrer de la publicité. Ils percevront alors une part importante des recettes publicitaires, le reste revenant à Google. Google propose en effet dans ses conditions générales d’utilisation aux « auteurs » d’un Knol de participer à son programme publicitaire Google Adsense. Seul l’auteur référent percevra cette rémunération, les membres d’une équipe « auteur » ne percevront rien. Une plate-forme d’échange d’information a-t-elle vocation de faire de la publicité? Le grand gagnant dans toutes ces démarches ne serait-il pas Google? Le fait de créer cette plate-forme n’était-il pas un prétexte pour Google pour accentuer une fois de plus son pouvoir?

Ainsi, nous pouvons nous demander si Knol est véritablement une encyclopédie. Cette plate-forme n’est-elle pas plutôt un nouvel outil inventé par Google pour asseoir sa domination sur la toile mondiale?

 

 

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Le projet « Citizendium » a été lancé par Larry Sanger, le 16 septembre 2006. C’est une encyclopédie faisant appel à des experts pour guider le public dans l’écriture des articles. L’expertise concerne la vérification des articles.

Larry Sanger souhaite proposer un modèle alternatif aux encyclopédies libres. Il explique son projet de cette façon:

« Le monde a besoin d’une meilleure encyclopédie libre […] Nous croyons à la nécessité d’une alternative, que celle-ci est justifiée pour permettre à des personnes ordinaires de travailler sous l’égide d’experts. Nous croyons à la responsabilisation personnelle, incluant l’usage de véritables noms pour identifier les contributions. En bref, nous visons à créer une communauté responsable et à former de bons citoyens globaux. »

Il précise également que Citizendium ne sera pas vraiment une encyclopédie mais plutôt un lieu de travail expérimental. Un peu comme l’était le projet encyclopédique Nupédia.

Ce lieu de travail expérimental peut constituer une alternative intéressante aux encyclopédies libres, dans la mesure où les articles publiés possèdent le contrôle d’experts assurant ainsi une information vérifiée pouvant être légitimée. Mais c’est malgré tout un projet encyclopédique qui évolue lentement. C’est peut-être le prix à  payer pour avoir des articles de « qualité » contenant le moins d’erreurs possibles.

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Le concept de \ »Wikialité\ » par The Colbert report

Cette vidéo, en anglais, issue du site Internet Colbert Nation qui diffuse des émission satiriques d’outre-Atlantique (The Colbert report)  présente de manière hillarante un nouveau concept: « la wikialité », c’est-à-dire le fait que si suffisamment de personnes croient en un fait, celui-ci devient avéré. Ou on pourrait reformuler ceci en disant que la « wikialité » est le fait de créer la réalité à laquelle on préfère croire.

WIKIALITE =  » Wikipédia » + « Réalité »

Un phénomène, qui, pour les détracteurs de Wikipédia est tout à fait palpable. Dans la mesure où sur cette encyclopédie libre, les personnes rédigeant des articles peuvent recréer une réalité, leur réalité à laquelle nous pouvons tous convenir.

Nicolas Vermeys, avocat auprès du barreau du Québec et coordinateur du CRDP (Centre de Recherche en Droit Public) a présenté, lors de son intervention, du 20 avril 2007, à Montréal s’intitulant: « Droit 2.0: droit et web 2.0 », les différents problèmes juriditionnels engendrés par les encyclopédies libres, type wikipédia. Ces problèmes reposent essentiellement sur la difficulté à exercer un contrôle communautaire sur ces encyclopédies et posent de manière centrale la question de la « wikialité ». Car, le fait que chacun d’entre nous puisse rédiger des articles au sein de ces encyclopédies entraînent des problèmes au niveau de la qualification de l’information. Nicolas Vermeys précise que ces encyclopédies n’empêchent en rien la désinformation, la diffamation et le plagiat.

Vous trouverez sur ce site: http://www.gautrais.com/Videos-de-la-conference-Droit-2 un lien vers les  vidéos des différents intervenants de la conférence « Droit 2.0: droit et web 2.0 » (Notamment l’intervention de Nicolas Vermeys sur la « wikialité »)

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