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Archive for the ‘Laboratoire encyclopédique’ Category

 

Wikipédia est une encyclopédie collaborative multilingue en ligne. Chaque article est rédigé par les internautes via le wiki. Elle a été créée en 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger et est aujourd’hui l’encyclopédie et le site web les plus consultés au monde. Wikipédia est hébergée par une association caritative américaine : Wikimedia Foundation.  Wikipédia est issue de Nupédia, un projet d’encyclopédie en ligne fondé en 2000 par Jimmy Wales.

 

Wikipédia propose une interface simple d’utilisation, sans fioritures.

La barre de navigation de gauche est constituée de différents blocs : 

– un bloc « recherche » : pour rechercher par mot clé ;

– un bloc « navigation » : pour naviguer sur le site par thématique ou type de recherche ;

– un bloc « contribuer » : pour intégrer la communauté ;

– un bloc « boîte à outils » : pour gérer et personnaliser ses recherches ;

– un bloc « autres langues »: pour traduire un article dans un autre langue.

La barre de « navigation » en haut du site est quant à elle composée :

– d’un onglet « article » : qui décrit l’information voulue ;

– d’un onglet « discussion » : pour engager un débat sur l’article publié ;

– d’un onglet « voir le texte source » : pour voir l’article en version html et faire des modifications si besoin ;

– d’un onglet « historique » : pour voir les dates et les utilisateurs ayant modifié l’article.

 

L’objectif de Wikipédia est clairement énoncé en page d’accueil : « le projet d’encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer ». Pour le fondateur, wikipédia est « un effort pour créer et distribuer une encyclopédie libre de la meilleure qualité possible à chaque personne sur la terre dans sa langue maternelle ». Les articles de Wikipédia ne sont pas toujours rédigés par des experts. Lorsque l’internaute vient consulter un article, il est dans l’impossibilité de savoir si l’information est véridique et rédigée par un expert dans le domaine, d’où les nombreux débats qui agitent encore et toujours la sphère d’Internet.

Wikipédia est fondée sur 5 principes fondateurs (principes énoncés sur le site de Wikipédia) :

– Elle vise à être encyclopédique ;

– Propose un contenu réutilisable ;

– C’est un projet collaboratif ;

– Exige des auteurs « un dialogue respectueux des règles de savoir vivre » ;

– Le fonctionnement de Wikipédia est adaptable et modifiable par ses utilisateurs.

Mais pourquoi autant de débats autour de Wikipédia ? Les critiques à l’égard de cette encyclopédie libre se situent en grande partie dans les sources de référence des articles. En effet, de nombreuses personnes s’interrogent sur la fiabilité des informations dans la mesure où l’expertise n’est pas forcément assurée et que les internautes rédigeant des articles sont anonymes. Il n’y a aucun modérateur qui valide les contenus. De plus, beaucoup s’interrogent sur la « neutralité des contenus ».

Alors certes Wikipédia est l’encyclopédie en ligne la plus consultée au monde, mais de nombreuses incertitudes règnent quant aux contenus des articles.

 

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L’encyclopédie Larousse en ligne propose d' »accéde[r] gratuitement à une encyclopédie totalement inédite », mais nécessite d’être inscrit, non seulement pour la contribution, mais également pour la simple consultation, ce qui n’est pas affiché d’emblée la page d’accueil du site.

Cette encyclopédie est constituée de trois espaces : « explorer », « espace élèves » et « identifiez-vous ». Une distinction de couleurs assez simple permet d’identifier visuellement les « articles Larousse » des articles de contributeurs. Cette distinction entre expertise et amateurisme constitue l’originalité de cette encyclopédie, l’internaute sachant d’emblée pour quels articles il peut se fier sans crainte aux informations données et ceux pour lesquels il lui faudra éventuellement recouper les informations et/ou les sources.

La page d’accueil du site mêle des considérations commerciales (« abonnement », « offre spéciale », « boutique en ligne ») et des considérations d’ordre plus culturel (vulgarisation de définitions, citations et derniers articles publiés) dans un espace de navigation contextuelle.

Cette encyclopédie en ligne collaborative renouvelle donc le genre par le lien explicite fait avec les intérêts commerciaux de l’éditeur et par l’identification nécessaire qui peut apparaître comme un gage de sérieux ou de fiabilité de l’information pour ce qui concerne la rédaction des articles (mais cela n’est pas nouveau). En revanche, l’inscription nécessaire à la consultation de l’encyclopédie soulève quelques questions : est-ce une volonté de freiner la consultation ? ou encore, de créer une « communauté Larousse » ? quels en sont les enjeux ? donner de la crédibilité à une encyclopédie en ligne collaborative ? restreindre la consultation abusive ?

La participation d’un éditeur papier à la constitution d’une encyclopédie en ligne collaborative, si elle peut sembler ouvrir l’accès à l’information (il est considéré comme étant « plus facile », « simple » et « rapide » par un nombre croissant de personnes d’utiliser une ressource informationnelle disponible sur Internet plutôt que d’ouvrir la version papier de cette même ressource), pose en fait des problèmes dans la mesure où elle est liée à des enjeux commerciaux plus visibles que pour une encyclopédie en ligne collaborative indépendante d’éditeurs papier pré-existants.

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Trois motivations peuvent sous-tendre l’usage d’une encyclopédie : la recherche d’information, « l’adhésion idéologique aux connaissances exposées », « la possession ostentatoire d’un savoir pouvoir sur les non-initiés ou non-usagers de l’encyclopédie » L’élaboration d’une encyclopédie est, quant à elle, sous-tendue par des motivations d’ordre social et politique. Contrôler l’accès aux savoirs et contrer un système de pensée en sont des applications. (source : dossier de référence d’Annie Feyfant)

Or admettre que la politique puisse intervenir dans l’élaboration d’une encyclopédie, c’est-à-dire dans l’élaboration d’une présentation ordonnée de l’ensemble des savoirs d’une époque, semble aller à l’encontre de l’esprit humaniste qui est au fondement de l’encyclopédisme. Néanmoins, il est vrai que l’ensemble de ces savoirs s’inscrit dans le contexte social, culturel, économique, historique, politique, géographique… de la société, du pays dans laquelle il est publié. Pour autant, l’encyclopédisme ne devrait-il pas tenter de s’affranchir de cette contextualisation ?

Certaines encyclopédies sont trop orientées dans ce rapport de pouvoir traduit par la représentation de la connaissance, ce qui a abouti à leur désaffection par une partie du public (telle la première version d’Encarta sur CD-Rom, qui était trop « Etats-Unis-centriste »), tandis que d’autres dérivent vers la primauté des considérations commerciales (comme Knol).

La neutralité serait-elle une utopie ? Ne peut-on pas imaginer un encyclopédisme « diplomatique », qui rétablirait les contacts et les espaces de communication entre les pays comme cela a été fait entre les disciplines ? Un encyclopédisme qui fonctionnerait sur le modèle de la République des lettres ? Ou serait-ce, là encore, le produit d’un contexte politique ?

Comment concilier, intellectuellement, politique et culture ?

(Il semblerait qu’il y ait là un autre point commun entre les encyclopédies et les bibliothèques… la différence étant tout de même la place des politiciens dans la hiérarchie des bibliothécaires : ce sont leur autorité de tutelle.)

Pas de réponse pour ce billet, qui reste un « brouillon »…

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Vous trouverez sur ce site : http://dotsub.com/view/77366331-a04d-48f0-8cab-cb5e278c4033 un clip vidéo en anglais (sous titré français) expliquant de manière simple l’utilisation d’un wiki.

Un wiki est un système de gestion de contenu de site web qui permet aux internautes naviguant sur ces pages web de modifier le contenu s’il en est autorisé. Les wiki permettent l’écriture collaborative et sont en général intégrés dans les nombreuses encyclopédies en ligne. Par exemple, Wikipédia fonctionne sur ce système de wiki, les internautes peuvent modifier les articles en ligne.

Les wikis favorisent la création d’hyperliens en simplifiant l’écriture et en n’imposant aucune contrainte organisationnelle. Ainsi, chaque page web contient de nombreux liens qui la relient à d’autres pages, sans structure hiérarchique apparente.

Mais les wiki font l’objet de lourds débats : l’expertise est mise à mal. En effet si chacun peut modifier un article, où se trouve réellement l’expertise ? Certes les wiki participent à ce modèle collaboratif, mais la collaboration suffit-elle pour fournir des articles de qualité ?

On en revient toujours aux mêmes questions concernant les encyclopédies libres dont le contenu peut être modifié : les articles écrits ont-ils une valeur scientifique ? Sont-ils rédigés par des experts ou des passionnés du sujet? Comment décoder dans ce dédale d’opinions où est le « vrai » du « faux » ?

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Knol est une plate-forme d’échange d’informations sur Internet créée par Google.

Le concept central de cette plate-forme est « de mettre en lumière les auteurs. Selon Udi Manber, co-inventeur de Knol: « nous pensons que connaître l’identité des personnes  qui écrivent les articles aiderait significativement les utilisateurs à mieux se servir du contenu du Web. » Le but est que Knol couvre « tous les sujets, allant des concepts scientifiques à l’information médicale, de la géographie à l’histoire, les loisirs, les modes d’emploi ou les produits »

Knol est un mot-valise issu de Knowledge (connaissance) et mol (abréviation de mole, unité de mesure du nombre d’entités). Un Knol est donc une petite quantité de connaissance (« a unit of knowledge »), soit un article qu’on souhaite faire partager à d’autres utilisateurs.

Ce qui est intéressant dans ce concept, c’est que les internautes peuvent, à la suite de chaque article, poster des commentaires. Un système qui permet véritablement le partage des connaissances. Mais on peut se demander si cela n’engendre pas des dérives. Si chacun poste des commentaires, l’article risque d’être saturé et du coup les internautes peuvent être perdus dans ce dédale d’informations, comment repère-t-on le vrai du faux?

Tout internaute peut écrire un article sur un sujet de son choix. Les mêmes sujets peuvent être traités par plusieurs internautes. Les lecteurs ont la possibilité de voter pour la version de l’article de leur choix, ce qui élèvera sa position dans le classement (position sur la plateforme regroupant les articles et également dans le moteur de recherche Google). Mais encore une fois, cette démarche pose un certain nombre de questionnements : les articles choisis par les internautes ne sont pas forcément les articles les mieux fournis scientifiquement. Le vote dépend de l’appréhension de chaque lecteur. Par conséquent, on en revient à la même question, la source est-elle véridique?

Mais l’effet le plus pervers reste surtout la possibilité pour les internautes rédigeant des articles, d’intégrer de la publicité. Ils percevront alors une part importante des recettes publicitaires, le reste revenant à Google. Google propose en effet dans ses conditions générales d’utilisation aux « auteurs » d’un Knol de participer à son programme publicitaire Google Adsense. Seul l’auteur référent percevra cette rémunération, les membres d’une équipe « auteur » ne percevront rien. Une plate-forme d’échange d’information a-t-elle vocation de faire de la publicité? Le grand gagnant dans toutes ces démarches ne serait-il pas Google? Le fait de créer cette plate-forme n’était-il pas un prétexte pour Google pour accentuer une fois de plus son pouvoir?

Ainsi, nous pouvons nous demander si Knol est véritablement une encyclopédie. Cette plate-forme n’est-elle pas plutôt un nouvel outil inventé par Google pour asseoir sa domination sur la toile mondiale?

 

 

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L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert se voulait un « bilan critique du savoir accumulé » et un « examen des efforts à faire pour rendre les connaissances utiles », dont l’objectif était de « proposer une nouvelle manière de penser et faire passer, qui cherche à lutter contre les préjugés et la tradition, de façon indirecte, notamment par le système des renvois », c’est-à-dire de fournir au public une information sérieuse et complète (source : dossier de référence d’Annie Feyfant). A l’inverse, le Grand dictionnaire universel du 19ème siècle de P. Larousse visait à une diffusion large et démocratique des savoirs, à destination d’un public moins cultivé, plus populaire (sous-entendu, que celui des encyclopédies précédentes). Avec l’apparition des versions sur CD-Rom, le lecteur est devenu éditeur de son encyclopédie (notamment par la possibilité de créer des dossiers thématiques), la contribution d’auteurs spécialisés dans leur domaine participant de la transmission d’un savoir (en tant qu’opposée à une simple information). Les encyclopédies collaboratives en ligne sont potentiellement écrites par des spécialistes comme des non-spécialistes et sont destinées à tout le monde, leur concept étant de permettre la participation et l’accès à tous, en tablant sur le contrôle collectif des internautes pour valider ou non l’information.

Le support déterminerait-il le contenu et les destinataires (réels ou supposés) de l’encyclopédie, du savoir ?

Bien sûr, l’expertise des auteurs et contributeurs ainsi que le contrôle éditorial permis par un nombre déterminé de participants à l’élaboration de l’encyclopédie valident en amont le savoir véhiculé (et l’on risque ici de rentrer dans le débat de la fiabilité de l’information, qui oppose les livres et Internet), que ce savoir soit vulgarisé ou destiné à des experts. Dans cette perspective, les publics visés par l’encyclopédie sont ceux qui correspondent à la nature du contenu proposé par les rédacteurs (publics « populaires » dans le cadre d’un ouvrage de vulgarisation, publics experts dans le cadre d’un ouvrage complet, spécialisé ou technique). Si cela est vrai pour les ouvrages papier, ça l’est aussi pour des tentatives d’encyclopédies en ligne faites par des experts et qui sont destinées à leurs pairs (cf. billets précédents sur le sujet). Cela étant dit, ces tentatives sont souvent soldées par des échecs, l’expertise et la spécialisation étant rares, donc chères, la participation n’étant pas rémunérée et les encyclopédies en ligne de ce type n’ayant pas une très bonne visibilité.

En ce qui concerne les encyclopédies destinées au « grand public », leurs contenus et leurs destinataires semblent pourtant dépendre (au moins en partie) du support d’inscription de la connaissance. Le public de l’encyclopédie en ligne est beaucoup plus large et plus nombreux que celui de l’encyclopédie papier. Consulter cette dernière présuppose en effet un capital culturel et une démarche qui sont certes en partie partagés du fait du passage par l’école, mais qui ne sont pas cultivés de manière égale, tandis que la consultation d’encyclopédies en ligne ne nécessite pas de démarche particulière de la part des internautes : les pages Wikipédia figurent bien souvent parmi les premiers résultats d’une recherche par mots-clés. De plus, la culture (le mythe) de l’accès instantané à l’information est le fait d’une population élargie. La démocratisation de la connaissance est passée de l’état d’idéal à celui de passage obligé ; les encyclopédies en ligne collaboratives s’inscrivent dans ce mouvement. Les contenus des encyclopédies « grand public » sont également tributaires de leur support. Les encyclopédies papier (par exemple l’encyclopédie Universalis) sont en effet rédigées par des experts qui vulgarisent plus ou moins le contenu, mais qui conservent à l’esprit la vocation encyclopédique de leur ouvrage (c’est-à-dire fiabilité et acessibilité du savoir), tandis que les contenus des encyclopédies « grand public » qui sont disponibles en ligne et collaboratives dépendent de ce grand public : c’est ce dernier qui rédige l’information qu’il connaît ou dont il a besoin. Les champs couverts et le degré d’expertise sont donc directement liés aux utilisateurs de l’encyclopédie. Autrement dit, l’information qui y est disponible peut être fiable et accessible (intellectuellement), mais ce n’est pas déterminé par le mode de rédaction ou les rédacteurs eux-mêmes.

Le contenu et le public d’une encyclopédie semblent donc en partie liés au support ; cette tendance semble être liée à la mise en ligne des savoirs, ou plus précisément à la création de ces savoirs en ligne.

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Dans une conception classique, l’encyclopédie se heurte à la limite du temps présent. En cela, elle serait opposable – et opposée – à la bibliothèque, qui serait un « point de départ », sans fin, à la connaissance.

OR…

Or les limites à la constitution d’une bibliothèque comme temple du savoir sans limite temporelle sont multiples : d’un point de vue cognitif, impossibilité de connaître et de rendre compte de l’intégralité des publications ; d’un point de vue financier, limitation des budgets d’acquisition ; d’un point de vue matériel, limitation du bâtiment, qui oblige au désherbage et (même !) au pilon, mais également de la durée de vie (plus ou moins) limitée des différents supports conservés et diffusés.

Or ne parle-t-on pas de bibliothèque encyclopédique ? (en tant qu’opposée à bibliothèque spécialisée)

Or ne parle-t-on pas d’Internet comme d’une gigantesque bibliothèque accessible à tous, n’importe où et n’importe quand ?

Or les « encyclopédies en ligne » font partie de cette gigantesque « bibliothèque » que constitue le réseau Internet…

Il semble vain de vouloir opposer ces deux sources de savoir, qui possèdent les mêmes limites : matérielles, financières et temporelles. La bibliothèque est en effet autant soumise au temps que l’encyclopédie : chaque bibliothèque est la photographie d’un état de connaissances à un instant T, tout comme l’encyclopédie. Certes la connaissance proposée en bibliothèque évolue avec les acquisitions, mais le projet encyclopédique ne s’arrête pas à la publication. En témoignent les rééditions…

L’encyclopédie et la bibliothèque ont le même dessein, la même perspective humaniste : apporter à l’homme un ensemble de connaissances, de pistes de réflexion, de réponses. L’encyclopédie est une petite bibliothèque, ou plutôt un état, une étape dans la constitution des connaissances que représente la bibliothèque.

Tout cela n’en devient que plus vrai avec les encyclopédies en ligne collaboratives ; les encyclopédies ne sont plus limitées dans le temps par la parution, et avec l’essor des bibliothèques numériques, ou électroniques, la frontière n’en devient que plus floue.

Dès lors, pourquoi chercher à définir, compartimenter, singulariser ? Si les définitions des bibliothèques et des encyclopédies tendent à se rejoindre, peut-être faut-il envisager de repenser l’un et l’autre selon ce nouvel éclairage ?

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